COP31 : à Casablanca, la société civile exige une justice financière climatique
Réunies à Casablanca avant la COP31 d’Antalya, l’AMCDD et l’AESVT-Maroc présentent cinq exigences pour financer le climat et l’adaptation en Afrique.

Photo : Centre pour les droits économiques et so
Cinq revendications, dont un financement climatique sans nouvelle dette pour les pays vulnérables : c’est la feuille de route que des organisations marocaines et africaines comptent défendre à la COP31 d’Antalya. Elle a été arrêtée jeudi 29 octobre à Casablanca, lors d’une rencontre organisée par Le7TV, la Rencontre nationale Pré-COP31.
L’AESVT-Maroc, l’AMCDD et le Pôle Jeunesse ont organisé cette journée avec le concours de la PACJA et d’IMAL. Le Centre de Casablanca pour l’Éducation à l’Environnement a accueilli experts, acteurs institutionnels, associations et jeunes venus du Maroc et du continent.
Les participants dénoncent un déséquilibre des priorités mondiales. Le SIPRI évalue les dépenses militaires de la planète à 2 440 milliards de dollars sur une année. L’Afrique encaisse, elle, entre 50 et 100 milliards de dollars de pertes annuelles et ne perçoit qu’environ 30 milliards, quand ses besoins d’adaptation s’élèvent à 277 milliards chaque année, d’après la Banque africaine de développement (BAD).
Dans l’énergie propre, l’AIE recense 2 000 milliards de dollars investis annuellement dans le monde, un niveau jamais atteint. Moins de 15 % de cette somme profiterait toutefois à l’Afrique et aux pays en développement, Chine exclue.
À Antalya, le premier objectif sera la mise en œuvre de la Feuille de route Bakou-Belém : 1 300 milliards de dollars à mobiliser chaque année à l’horizon 2035, en dons ou en prêts concessionnels. Les organisations veulent aussi voir tripler d’ici là le financement de l’adaptation, dont le déficit annuel est chiffré de 310 à 365 milliards de dollars.
Elles demandent enfin l’activation du mécanisme « Climate Implementation Bridge » pour les pays les moins avancés, un cadre contraignant de Transition Juste associant jeunes, femmes et collectivités territoriales, ainsi qu’un deuxième Bilan mondial (Global Stocktake) rigoureux.





