Data centers d’IA : le Sierra Club redoute un bond de 42 % du CO2 électrique américain
Data centers d’IA : le Sierra Club estime que leur essor pourrait faire grimper de 42 % d’ici 2030 le CO2 issu de l’électricité aux États-Unis.

Source : TRG Datacenters
Quinze ans de progrès climatiques pourraient être effacés aux États-Unis par l’essor des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. C’est la conclusion d’une analyse du Sierra Club, l’une des plus anciennes organisations américaines de protection de la nature.
D’ici 2030, le carbone rejeté par la production d’électricité outre-Atlantique augmenterait de 42 % par rapport à 2025. Une fois achevés, les chantiers en cours ou déjà approuvés dégageraient environ 460 millions de tonnes de CO2, un volume comparable à ce que le Mexique émet en une année.
Il y a dix-huit mois, les chercheurs anticipaient encore un impact deux à quatre fois plus faible. L’accélération des projets a balayé ces estimations.
Face à des réseaux électriques saturés, les géants du numérique se dotent de leurs propres centrales à gaz. Au Texas, le complexe GW Ranch d’Amazon sera alimenté par une installation dédiée comptant 35 turbines, avec une autorisation pouvant aller jusqu’à 33 millions de tonnes de CO2 chaque année. SpaceXAI a retenu la même solution pour Colossus, et TeraFab, usine partagée par SpaceX et Tesla, suivra cette voie.
Rien n’est pourtant joué. Dans de nombreux États, des collectifs d’habitants et des responsables locaux combattent ces projets, qu’ils accusent de dégrader la qualité de l’air et de générer du bruit. Certains chantiers vacillent, à l’image de Project Jupiter, porté par Oracle au Nouveau-Mexique.
Côté industriel, les constructeurs de turbines à gaz ne suivent plus la cadence : les tarifs ont progressé de 50 % et plusieurs d’entre eux n’acceptent plus de nouvelles commandes avant 2032. Pour s’affranchir de ce goulet d’étranglement, SpaceX étudie la fabrication de ses propres équipements.





