Horaire aménagé : des étudiants salariés manifestent devant le Parlement contre les frais
Des fonctionnaires et salariés inscrits à l’université ont protesté dimanche devant le Parlement contre les frais de scolarité de l’horaire aménagé.

Photo : Expedia
Des fonctionnaires et salariés inscrits à l’université ont manifesté dimanche 1er novembre devant le Parlement. Ils refusent les frais exigés pour suivre un cursus en horaire aménagé et réclament la gratuité de l’enseignement public.
Les manifestants demandent aussi le droit de poursuivre leurs études sans être écartés en raison de leur situation professionnelle ou de leurs moyens financiers. Ils ont scandé des slogans hostiles à la privatisation : « Que refusons-nous ? La privatisation. Qui sommes-nous ? Des étudiants. Que voulons-nous ? La gratuité ». Ils ont aussi affirmé leur attachement à la patrie et rejeté les qualificatifs de « saboteurs » ou de « séparatistes ».
La Coordination nationale des fonctionnaires et salariés soumis à l’horaire aménagé estime que ces frais empêchent une partie des personnes concernées de s’inscrire ou de mener leur parcours à terme, faute de pouvoir payer les montants demandés. Cette situation, selon elle, aggrave le décrochage universitaire au sein de ces catégories.
La coordination met en cause le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Elle juge cette mesure contraire à l’équité sociale et à l’égalité des chances. Elle s’interroge sur sa compatibilité avec les engagements du gouvernement en faveur de la classe moyenne et de l’allègement de ses charges.
Elle réclame le gel de l’article 81, le temps de trouver une solution équitable, et demande que la gratuité soit garantie à tous les cycles. Elle appelle enfin à inscrire les fonctionnaires et salariés admis au concours d’accès au master, ces lauréats peinant à s’inscrire faute de places suffisantes dans le régime horaire normal.





