Moody’s laisse inchangée à « Aa3 » la notation de la SIACE, filiale de la BID
L’assureur islamique SIACE, membre du Groupe de la BID, garde sa notation « Aa3 » chez Moody’s avec une perspective stable, selon son communiqué.
Photo : Société Islamique d'Assurance des Investissements et des Crédits à l'Exportation (SIACE)
La SIACE garde sa notation « Aa3 » attribuée par Moody’s Ratings, avec une perspective stable. L’organisme, basé à Djeddah et rattaché au Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), a annoncé cette décision dans un communiqué daté du samedi 25 octobre.
Cette notation, appelée en anglais Insurance Financial Strength Rating (IFSR), évalue la solidité financière de l’assureur. La SIACE opère selon les principes de la Charia dans trois domaines : la couverture des crédits à l’exportation, celle des investissements et la réassurance.
Selon l’institution, l’agence estime que son profil de crédit propre s’est renforcé. Elle évoque une souscription aux résultats meilleurs, portée par un dispositif de maîtrise des risques consolidé, ainsi que des actifs de grande qualité, une trésorerie robuste et un capital jugé suffisant.
Deux autres atouts sont mis en avant : le rang de créancier privilégié que lui reconnaissent ses pays membres et l’appui de ses actionnaires, au premier rang desquels la BID et des États comme le Royaume d’Arabie saoudite.
Pour le Dr Khalid Khalafalla, Directeur général de la SIACE, cette décision conforte le rôle de l’organisme auprès de ses pays membres, qu’il entend accompagner en mobilisant davantage d’investissements.
« Cette confirmation constitue une reconnaissance importante de la résilience financière de la SIACE et de notre capacité à gérer efficacement les risques dans un environnement mondial de plus en plus complexe. »
L’agence anticipe une stabilité de la notation, misant sur un soutien durable des actionnaires et sur de nouveaux progrès dans le pilotage des risques, pendant que l’assureur développe et diversifie ses métiers. Elle relève toutefois deux limites qui pèsent sur la note : des opérations d’une ampleur encore réduite et une sensibilité aux tensions géopolitiques.





