Conakry : la BAD et UK Export Finance scellent leur premier accord de cofinancement
Conakry : la BAD et UK Export Finance signent leur premier accord-cadre pour cofinancer énergie, eau, santé et commerce en Afrique.
Photo : Groupe de la Banque africaine de développement
C’est à Conakry, mercredi 21 octobre, que le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et UK Export Finance (UKEF) ont noué leur tout premier accord-cadre. L’institution panafricaine a fait connaître ce protocole d’accord, qui porte sur le cofinancement de projets en Afrique, dans un communiqué daté du vendredi 23 octobre.
Côté BAD, le document porte la signature d’Abdul Kamara, son vice-président par intérim. Pour l’agence britannique de crédit à l’exportation, c’est son directeur général, Tim Reid, qui a signé. La cérémonie s’est tenue en Guinée, lors du WCAF V, cinquième forum réunissant le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre autour de l’investissement et du commerce.
Neuf secteurs prioritaires
Les deux organismes se dotent d’une méthode commune : repérer des projets susceptibles d’être financés à deux, les évaluer, puis les faire mûrir. Les opérations visées peuvent être souveraines ou non, et concernent les États africains membres de la Banque. Chacun apportera ses propres outils, l’objectif étant de marier crédit à l’exportation et financement du développement pour drainer des capitaux additionnels vers le continent.
L’énergie, l’eau et l’assainissement, la santé et les infrastructures, y compris numériques, figurent parmi les priorités. S’y ajoutent les minéraux critiques, la solidité des chaînes d’approvisionnement, l’agriculture et le financement des échanges commerciaux.
Ce qu’en disent les signataires
Pour Abdul Kamara, l’ampleur des besoins africains exige des alliances capables de lever des fonds massifs. L’accord, a-t-il souligné, « offre un cadre structuré à notre coopération » et permettra de financer infrastructures et investissements porteurs de croissance.
Tim Reid voit dans ce texte un renforcement des relations entre les deux institutions. En conjuguant leurs outils et leur savoir-faire, celles-ci pourront, d’après lui, attirer plus de financements conjoints vers l’énergie, le commerce et les infrastructures, secteurs qu’il juge essentiels pour l’économie africaine. Il a assuré que l’UKEF compte accompagner cette ambition, à une échelle accrue grâce au partenariat.
Des liens anciens avec Londres
La Banque rattache cette démarche à sa stratégie des Quatre Points cardinaux, axée sur la mobilisation de capitaux. Elle rappelle que le Royaume-Uni a intégré le Fonds africain de développement dès 1973, avant d’adhérer à la Banque elle-même dix ans plus tard, en 1983. Il compte parmi les grands bailleurs de ce Fonds, qui accorde les prêts concessionnels du Groupe.
Créée en 1919, l’UKEF revendique le titre de plus ancienne agence de crédit à l’exportation de la planète. Elle accorde financements et garanties aux entreprises du Royaume-Uni et multiplie ses interventions sur le continent africain.





