Sahara marocain : Guterres recommande de prolonger la Minurso jusqu’en octobre 2027

Sahara marocain : António Guterres recommande de prolonger la Minurso jusqu’au 31 octobre 2027 et cite l’autonomie parmi les solutions les plus applicables.

Bâtiment du siège de la MINURSO avec drapeaux marocains à Laâyoune

Photo : cingularite / Wikimedia

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, recommande de renouveler pour un an le mandat de la Minurso, soit jusqu’au 31 octobre 2027. Cette recommandation figure dans la version finale de son rapport sur la question du Sahara marocain, arrêtée sans modification de fond par rapport à la mouture initiale.

Le document met en garde contre un retrait de la mission. Son absence ferait fortement grimper le risque d’une escalade des hostilités, selon le chef de l’ONU, alors que les tensions persistent sur le terrain et qu’aucun règlement politique n’a encore été trouvé.

L’autonomie parmi les options retenues

António Guterres invite à tirer parti de la reprise du dialogue direct entre le Royaume du Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario. Ces échanges bénéficient, d’après le rapport, du soutien des États-Unis et d’autres États membres, et doivent permettre d’avancer vers une solution politique acceptable par les parties.

Le texte précise que les négociations devraient examiner la possibilité d’accorder une autonomie réelle aux habitants du Sahara marocain, présentée comme l’une des solutions les plus applicables. Il s’appuie pour cela sur la résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité en 2025.

Le secrétaire général exhorte par ailleurs les parties à cesser les hostilités et à s’abstenir de toute démarche susceptible d’éroder la confiance ou de freiner le processus politique.

Une mission aux moyens réduits

La Minurso conserve, selon le rapport, son rôle de surveillance : elle recense les incidents, enquête à leur sujet et en rend compte. Elle maintient aussi le contact avec les parties afin de contenir les tensions et d’éviter que les affrontements ne s’étendent.

Le document relève toutefois des difficultés logistiques et financières persistantes. Seuls 153 observateurs militaires sont actuellement déployés, sur un effectif autorisé de 218. Ce déficit a entraîné une réduction des patrouilles terrestres, des opérations de déminage et des capacités aériennes de la mission.

António Guterres alerte enfin sur les répercussions qu’aurait la poursuite des hostilités sur la sécurité et la stabilité de la région.

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