Ministère de l’Intérieur : 779 319 crimes et délits recensés en huit mois en 2026

Criminalité au Maroc : 779 319 crimes et délits enregistrés de janvier à août 2026, dont 92 % élucidés, selon le bilan du ministère de l’Intérieur.

Policiers marocains en uniformes orange et noir patrouillant dans une ruelle urbaine

Photo : archives

Entre janvier et fin août 2026, les services de sécurité ont recensé 779 319 crimes et délits à travers le Royaume. Le ministère de l’Intérieur indique que 92 % de ces affaires ont été élucidées, dans le bilan des réalisations établi pour l’année.

Les atteintes aux personnes et aux biens concentrent à elles seules près de 48 % des affaires recensées au niveau national. Quant aux infractions qui pèsent sur le sentiment de sécurité des citoyens, elles totalisent 248 502 dossiers, soit environ 32 % de l’ensemble.

Plus de 68 % des affaires en ville

La criminalité demeure avant tout urbaine : plus de 68 % des crimes et délits ont été commis dans les villes, le reste relevant du milieu rural, selon le document du ministère.

Près de 353 236 personnes ont été interpellées puis déférées devant la justice durant ces huit mois, précise le ministère.

Le ministère explique fonder son action sur une présence renforcée sur la voie publique, la multiplication des opérations de sécurité et un ciblage des points noirs, en ville comme à la campagne. Les enquêtes s’appuient aussi sur la police scientifique et des techniques modernes d’investigation.

L’intelligence artificielle mobilisée

Le département de l’Intérieur entend étendre le recours à l’intelligence artificielle pour analyser les données liées à la criminalité. L’objectif est d’affiner la détection et d’orienter les patrouilles vers les comportements susceptibles de relever d’une infraction.

Des réseaux étendus de caméras de vidéosurveillance urbaine sont en cours de déploiement, équipés de systèmes d’analyse vidéo. La reconnaissance faciale doit être utilisée sur des sites stratégiques en prévision des grands événements.

Les images captées dans les rues et aux principaux carrefours seront également exploitées pour repérer les véhicules suspects et réguler la circulation. L’intelligence artificielle sera ainsi intégrée à la gestion du trafic et à la sécurisation de l’espace public.

Cybercriminalité : 38 brigades et sept laboratoires

Pour lutter contre la cybercriminalité, des unités spécialisées ont été créées aux échelons central et régional, dont 38 brigades rattachées aux commandements de sécurité déconcentrés.

Le ministère a aussi mis sur pied sept laboratoires dédiés à l’exploitation et à l’analyse des traces numériques : deux centraux et cinq régionaux.

Ses services centraux ont par ailleurs lancé la création d’une plateforme nationale de suivi de la criminalité, destinée à numériser et centraliser les statistiques afin de fournir des données fiables et actualisées à l’appui des décisions stratégiques en matière de politique sécuritaire.

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