Tétouan : la Région finance un centre de sciences océaniques lié à l’UNESCO

Le Conseil de la Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma engage 2,5 MDH sur cinq ans pour un centre de sciences océaniques à l’Université Abdelmalek Essaâdi.

La médina blanche de Tétouan avec son architecture traditionnelle sur les pentes

Photo : UNESCO

Un nouveau centre dédié aux sciences océaniques va voir le jour à Tétouan. Le Conseil de la Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma vient de valider, avec l’Université Abdelmalek Essaâdi, un texte qui scelle sa création et son fonctionnement, pour un montant total de 2,5 millions de dirhams sur cinq années.

Chaque année, la Région débloquera 500 000 dirhams. Cet argent doit couvrir les formations, la logistique sur le terrain et les déplacements de ceux qui interviendront, formateurs comme experts.

Un pôle affilié à l’UNESCO

Le projet porte un nom : « Regional Training Centre in Morocco » (RTC OTGA Maroc). Il dépend de l’Ocean Teacher Global Academy (OTGA), structure placée sous la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO.

C’est l’université qui hébergera le centre : elle en assurera la coordination scientifique et académique, et mettra à disposition locaux et équipements.

Le texte signé entre les deux partenaires trace les contours d’une coopération destinée à bâtir une offre de formation avancée, à l’échelle régionale comme internationale. Plusieurs volets sont concernés : les capacités en sciences marines et océaniques, l’observation marine, la gestion des données, les zones côtières traitées dans une logique intégrée, et la promotion de l’économie bleue.

Les deux partenaires veulent aussi inscrire ce centre dans l’effort mondial que porte l’ONU à travers sa décennie consacrée aux sciences océaniques pour le développement durable, qui court de 2021 à 2030.

Un plan quinquennal 2027-2031

Un programme sur cinq ans, de 2027 à 2031, encadrera les activités du centre. Il repose sur quatre priorités : structurer l’offre régionale de formation, muscler les compétences pratiques, rapprocher recherche et décision publique, et tisser des liens de coopération à l’international.

Les cours pourront se suivre sur place ou en ligne. Chercheurs, enseignants et doctorants en seront les premiers destinataires, mais la formation s’ouvrira aussi aux professionnels, techniciens et responsables institutionnels qui travaillent sur les politiques publiques liées au milieu marin.

Plus de 150 universités visées

Ce centre a vocation à couvrir le sud de la Méditerranée ainsi que la façade atlantique africaine, en rapprochant pays d’Afrique du Nord, d’Afrique de l’Ouest et d’Europe. À terme, son réseau devrait fédérer plus de 150 établissements universitaires, aux côtés d’une cinquantaine d’instituts et de centres de recherche spécialisés.

Au-delà des chiffres, ce partenariat doit asseoir la place de la région — carrefour entre Atlantique et Méditerranée — comme référence en matière de sciences marines et de développement durable.

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