Véhicules autonomes : Wayve, Stellantis et NVIDIA misent sur la France

Véhicules autonomes : Stellantis annonce une alliance avec Wayve et NVIDIA, menée avec le gouvernement français, pour un déploiement en France puis en Europe.

Illustration d'un véhicule autonome avec batterie bleue lumineuse et systèmes de capteurs

Photo : Stellantis

Le britannique Wayve, l’américain NVIDIA et le constructeur Stellantis unissent leurs forces pour faire rouler des véhicules autonomes sur les routes françaises. Stellantis l’a annoncé dans un communiqué diffusé vendredi 23 octobre à Paris. L’accord a été présenté lors des Assises du Véhicule Autonome, en présence du gouvernement français.

Les trois groupes disent vouloir, au-delà de l’Hexagone, accélérer la diffusion de cette technologie à l’échelle des Vingt-Sept.

Trois briques technologiques

Basée à Londres, Wayve développe une intelligence artificielle dite « incarnée » (embodied AI), conçue pour la conduite. Son système, baptisé Wayve AI Driver, embarquera le logiciel NVIDIA Halos OS et fonctionnera sur NVIDIA Hyperion, qui combine calculateurs et capteurs.

Stellantis, de son côté, fournit ses plateformes L4-Ready™, ainsi que son expérience en ingénierie et en fabrication de voitures. Le projet prolonge des coopérations déjà engagées entre les partenaires.

Une chaîne de valeur complète

Selon le communiqué, cet assemblage doit faire de la France le socle d’un écosystème allant des semi-conducteurs jusqu’au véhicule fini. Deux arguments sont avancés : le marché hexagonal des VTC, parmi les plus vastes du continent, et l’AI Action Summit organisé à Paris en 2025, où des investissements de 109 milliards d’euros dans l’intelligence artificielle avaient été annoncés.

Sur le terrain, ce sont des opérateurs de transport français qui piloteront les services. Il leur reviendra de dialoguer avec les syndicats, les élus locaux et les professionnels de la mobilité. L’objectif affiché : que travailleurs, régions et passagers tirent tous profit du passage à la mobilité sans conducteur.

Le cadre réglementaire sera adapté

Le ministre français des Transports, Philippe TABAROT, a salué l’initiative et pris un engagement au nom de l’État.

« La France s’engage à adapter son cadre réglementaire afin d’accélérer le développement des véhicules autonomes, tout en maintenant des exigences strictes en matière de sécurité et de souveraineté des données. »

Kaity Fischer, VP Autonomous Mobility & Operations chez Wayve, estime que travailler directement avec les autorités aidera à « définir les modalités d’un déploiement sûr et responsable » de la technologie. Anne Laliron, SVP of Technology Research chez Stellantis, rappelle pour sa part que le pays figure parmi les principaux centres d’ingénierie du groupe.

Ali Kani, VP of Automotive chez NVIDIA, juge qu’aucune mobilité autonome fiable ne verra le jour en Europe sans une coopération serrée entre informaticiens, spécialistes du calcul et ingénieurs automobiles.

« La plateforme NVIDIA Hyperion, associée à l’IA incarnée de Wayve et à l’expertise automobile de Stellantis, constitue une base solide pour concrétiser cette ambition. »

Le communiqué ne précise ni calendrier de mise en service ni enveloppe financière propre à ce partenariat.

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