Réduction mammaire : une méta-analyse associe l’opération à une meilleure vie sexuelle

Une méta-analyse parue dans The Journal of Sexual Medicine relève une hausse de 13,27 % de la fonction sexuelle après une réduction mammaire.

Lignes chirurgicales tracées sur un sein avant une réduction mammaire

Photo : AnonPixeler / Wikimedia

La réduction mammaire s’accompagne en moyenne d’une hausse de 13,27 % du score de fonction sexuelle chez les patientes. C’est la conclusion d’une revue systématique avec méta-analyse publiée dans The Journal of Sexual Medicine par une équipe de chercheurs basée en Iran.

Les auteurs, Mahdiye Taheri, Zahra Ghorbani, Fatemeh Alavi-Arjas, Maryam Firouzabadi et Hamid Alavi Majd, ont retenu 13 études parues jusqu’en avril 2025. Elles portent sur 676 femmes au total, opérées pour une macromastie au Brésil, en Turquie, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Italie, en Iran, en Pologne et en Espagne. Les interventions liées à un cancer ou à une transition de genre ont été exclues de l’analyse.

Neuf des treize travaux font état d’un mieux après l’intervention. Quatre autres ne relèvent aucun changement notable. Dans l’un d’eux, la part des femmes souffrant d’une dysfonction sexuelle clinique est passée de 62,5 % avant l’opération à 21,4 % après. La méta-analyse elle-même repose sur huit études qui utilisaient des outils de mesure comparables.

Pour expliquer ces résultats, les chercheurs avancent d’abord le soulagement des douleurs chroniques du dos et des épaules. Ils citent aussi une meilleure image corporelle : moins préoccupées par leur apparence pendant l’intimité, les patientes seraient plus disponibles à leurs sensations. Une étude de base de données mentionnée par l’équipe signale un recul des prescriptions de médicaments antidépresseurs et anxiolytiques, de 46,3 % à 29,5 %, après l’opération.

Les auteurs appellent toutefois à la prudence. Les travaux analysés sont surtout observationnels : ils établissent une association, sans prouver un lien de cause à effet. Les échantillons comptent souvent moins de 50 participantes, et le suivi se limite généralement à trois à six mois après l’intervention.

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