Microsoft propose un départ volontaire à 60 000 salariés

Microsoft lance une « offre de départ volontaire » ouverte à quelque 60 000 salariés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Inde, soit un quart de ses effectifs.

Le bâtiment 92 de Microsoft, centre des visiteurs, et le logo du groupe sur son campus de Redmond

Photo : Coolcaesar / Wikimedia

Microsoft ouvre la porte de sortie à près d’un quart de ses effectifs. Le géant américain du logiciel propose à environ 60 000 salariés de quitter l’entreprise de leur plein gré en échange d’une indemnité, quelques mois seulement après le tout premier programme de retraite volontaire de son histoire.

Baptisé « Voluntary Exit Offer », le dispositif a été annoncé lundi 26 octobre 2026 dans une note interne signée par Amy Coleman, vice-présidente exécutive et directrice des ressources humaines du groupe. Il concerne les équipes participantes aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Inde.

Le chiffre de 60 000 correspond au nombre de salariés éligibles, et non à celui des départs attendus. L’entreprise n’a avancé aucune projection, se bornant à indiquer qu’elle s’attend à un taux d’adhésion nettement inférieur à celui de son programme de retraite volontaire.

Qui peut en bénéficier ?

Selon Microsoft, l’offre n’impose aucune condition d’âge ni d’ancienneté, et la performance n’entre pas en ligne de compte. Elle s’étend jusqu’au niveau 70 de la grille interne, qui inclut les directeurs généraux et certains titulaires du titre de vice-président, mais pas les vice-présidents corporate.

Chaque responsable de division décide si ses équipes y participent. L’organisation commerciale en est exclue, tout comme certaines équipes d’ingénierie et fonctions centrales.

« Cette offre donne aux salariés éligibles qui envisagent peut-être un avenir hors de l’entreprise un nouveau choix : faire cette transition dès maintenant, avec un accompagnement », écrit Amy Coleman.

L’équivalent des indemnités de licenciement habituelles

Le package équivaut, d’après l’entreprise, à ses indemnités de licenciement standard : salaire de base calculé selon l’ancienneté et le niveau, poursuite de l’acquisition des actions attribuées, couverture santé pour une durée déterminée et services de reconversion. Il n’inclut pas la couverture santé prolongée qui faisait l’attrait du programme de retraite. Les salariés concernés, informés par e-mail, ont jusqu’à la première semaine de décembre pour se décider.

Au printemps, Microsoft avait proposé une retraite volontaire à environ 8 750 salariés américains, jusqu’au niveau 67. Quelque 30 % l’avaient acceptée, et le groupe avait passé une charge de 900 millions de dollars dans ses résultats d’avril.

Des effectifs qui fondent, des milliards pour l’IA

Microsoft assure que cette offre ne signifie pas qu’il a besoin de moins de salariés et la présente comme un outil d’adaptation parmi d’autres, précisant qu’elle ne remplace pas les licenciements, qui restent possibles selon la conjoncture. Le groupe a pourtant supprimé 4 800 postes en juillet, environ 2 % de ses effectifs, puis plusieurs centaines en septembre, après plus de 15 000 suppressions en 2025.

Il comptait 223 000 salariés à temps plein fin juin, contre 228 000 un an plus tôt, alors qu’il accélère ses investissements dans les centres de données et l’infrastructure d’intelligence artificielle : ses dépenses d’investissement devaient dépasser 50 milliards de dollars sur le trimestre clos fin septembre. Ses résultats trimestriels, attendus mercredi 28 octobre, pourraient chiffrer le coût de l’opération.

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