Émirats : la fédération des banques plaide pour résilience et gouvernance

Abdul Aziz Al Ghurair, président de la Fédération des banques des Émirats, appelle à renforcer la résilience, l’innovation et la gouvernance bancaires.

Logo de la Fédération des banques des EAU avec design moderne en bleu et turquoise

Photo : Fédération des banques des Émirats arabes unis

La Fédération des banques des Émirats arabes unis (UAE Banks Federation, UBF) a appelé à consolider la résilience, l’innovation responsable et la gouvernance du secteur financier émirati. L’annonce figure dans un communiqué publié jeudi 5 novembre à Abou Dhabi.

Le président de la fédération, Abdul Aziz Al Ghurair, a porté ce message lors de l’UAE Financial Sector Supervisory Roundtable, une table ronde consacrée à la supervision du secteur financier organisée à Abou Dhabi par la Banque centrale des Émirats arabes unis (CBUAE). Ces trois axes constituent, selon lui, les piliers de la position du pays comme centre financier mondial.

Trois thèmes au programme

La rencontre a réuni des responsables, des spécialistes et des experts du secteur bancaire et financier. Les échanges ont porté sur la mise en place d’un cadre pour un secteur financier résilient et innovant, le renforcement de la résilience opérationnelle et de la cybersécurité, ainsi que l’alignement entre les priorités des superviseurs et les pratiques de l’industrie. Les tendances en matière de prévention de la fraude figuraient aussi à l’ordre du jour.

Le communiqué rappelle que les Émirats occupent, pour la troisième année consécutive, le premier rang mondial en matière de confiance des consommateurs dans le secteur bancaire et financier.

Capital, liquidité et conseils d’administration

Parmi les priorités d’une supervision efficace, Abdul Aziz Al Ghurair a cité l’anticipation des risques émergents, l’accompagnement de l’innovation responsable, la protection de l’intégrité financière et une responsabilité accrue des conseils d’administration. Des positions solides en capital et en liquidité, ainsi que des sources de financement durables, lui paraissent indispensables pour résister à la volatilité.

« Nous devons nous préparer à la prochaine génération de risques tout en suivant le rythme de la prochaine génération de services financiers, en soutenant l’innovation sans compromettre la stabilité », a-t-il déclaré.

Le président de l’UBF a demandé que l’intégrité financière soit considérée comme un atout stratégique du pays, et non comme une simple obligation de conformité. Il a insisté sur la coopération contre la criminalité financière, face aux défis liés à la fraude facilitée par l’intelligence artificielle et aux technologies avancées.

Risques technologiques et cloud

L’intelligence artificielle, les actifs numériques et la blockchain offrent, selon Abdul Aziz Al Ghurair, des perspectives importantes, à condition de s’appuyer sur des cadres de gouvernance clairs et un contrôle effectif des risques. Il a invité les établissements à se préparer aux menaces technologiques futures et à gérer les risques systémiques nés d’une dépendance commune aux services cloud, aux fournisseurs de données et aux prestataires technologiques.

Il a également plaidé pour un partage d’informations sécurisé et conforme à la loi, ainsi que pour l’indépendance des fonctions de gestion des risques, de conformité et d’audit interne. L’UBF s’engage à poursuivre sa coopération avec la Banque centrale et les autorités concernées afin de fixer des priorités, des responsabilités, des échéances et des indicateurs mesurables.

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