Immobilier à Dubaï : les achats au comptant grimpent à 44 %
À Dubaï, la part des achats au comptant chez betterhomes passe de 36 % à 44 % au troisième trimestre 2026, selon son rapport trimestriel.
Photo : Betterhomes
Les transactions réglées sans financement bancaire ont représenté 44 % des ventes résidentielles réalisées par betterhomes à Dubaï au troisième trimestre 2026, contre 36 % au trimestre précédent. L’agence immobilière l’a annoncé lundi 26 octobre dans un communiqué présentant son rapport trimestriel.
Cette progression intervient sur un trimestre marqué par un relèvement du taux de base de la Banque centrale des Émirats arabes unis, passé de 3,65 % à 3,90 % avec effet au 17 septembre. Pour betterhomes, elle témoigne de l’existence d’un large vivier d’acquéreurs capables d’acheter sans emprunter, un facteur de stabilité face à la hausse du coût du crédit.
Le crédit reste majoritaire
Les acquisitions financées par un prêt hypothécaire ont pesé 56 % des ventes de l’agence au troisième trimestre, après 64 % au deuxième et 50 % au premier. Le courtier Lomond fait état d’un appétit soutenu des prêteurs, aussi bien pour les résidents que pour les non-résidents, les banques se disputant notamment les dossiers de refinancement et de rachat de crédit.
Une hausse alignée sur la Fed
Le relèvement émirien a suivi la décision de la Réserve fédérale américaine de porter sa fourchette cible de 25 points de base, à 3,75 %-4,00 %, le dirham émirien étant arrimé au dollar. Le prix du crédit immobilier aux Émirats dépend de l’EIBOR, qui évolue au rythme de la politique de la Fed. Entré en vigueur moins de deux semaines avant la fin du trimestre, le nouveau taux n’a sans doute pas encore pesé sur les transactions finalisées, souvent financées en amont.
La capacité d’emprunt en jeu
Lomond n’anticipe pas de bouleversement des offres classiques à taux fixe, seulement de légers ajustements à partir du quatrième trimestre. L’effet principal concernera la solvabilité : les banques devraient, dès octobre, calculer l’éligibilité des emprunteurs sur un taux plus élevé, ce qui peut réduire le montant accordé. Les acheteurs n’ayant pas reçu leur lettre d’offre définitive avant fin octobre pourraient se voir proposer des conditions révisées.
Les emprunteurs à taux fixe restent en principe protégés pendant la durée de leur période fixe, tandis que les mensualités à taux variable peuvent évoluer. Plusieurs banques proposent par ailleurs des incitations au refinancement, dont l’exonération des frais de dossier et d’expertise. Au 8 juin, plus de 3 200 primo-accédants avaient acquis des biens d’une valeur supérieure à 5 milliards de dirhams émiriens via le programme dubaïote dédié.
Adriaan Rossouw, responsable des prêts hypothécaires chez Lomond, a résumé la situation :
« Il s’agit d’un mouvement modeste, et nous ne prévoyons pas de changements majeurs sur les produits classiques à taux fixe, même si de légers ajustements de taux sont attendus. Le principal impact pour les acheteurs portera sur la capacité d’emprunt, les banques étant susceptibles d’évaluer l’éligibilité à un taux plus élevé à partir d’octobre. »
Il recommande de disposer d’un accord de principe valide avant la signature du protocole d’accord et de comparer attentivement les formules fixes et variables.





