Qamichli : des organisations de femmes lancent une campagne contre la violence

Nord-est de la Syrie : une plateforme de mouvements de femmes lance à Qamichli une campagne contre la violence jusqu’au 25 novembre.

Foule de femmes lors d'une conférence de presse pour une campagne anti-violence

Conférence de presse de la plateforme des mouvements féminins à Qamichli pour une campagne contre la violence

Une plateforme réunissant des mouvements et organisations de femmes du nord-est de la Syrie a lancé, dimanche 8 novembre, une campagne contre la violence faite aux femmes. L’annonce a pris la forme d’une déclaration lue au stade « 12 Mars » de Qamichli.

Sous le slogan « Unissez-vous pour mettre fin à la violence contre les femmes, Femme, Vie, Liberté », la campagne court jusqu’au 25 novembre, jour de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

La déclaration précise que cette violence ne se réduit pas aux agressions physiques, psychologiques, verbales ou sexuelles. Elle inclut aussi la privation d’éducation et d’emploi, ainsi que l’exclusion des femmes de la vie publique et des postes de décision.

« Au lieu que la femme soit un partenaire essentiel dans la construction de la nouvelle Syrie, nous constatons que sa présence dans de nombreux processus politiques reste limitée. »

Le texte aborde également le processus d’intégration institutionnelle en cours. Les signataires craignent qu’il ne se limite à une redistribution de postes et de prérogatives, et qu’en l’absence de garanties juridiques et politiques, il fasse reculer les acquis des femmes, parmi lesquels la gestion d’institutions et le système de coprésidence.

La plateforme formule plusieurs revendications : l’inscription dans la Constitution de l’égalité entre femmes et hommes, une participation égale aux instances législatives, exécutives, administratives et judiciaires, et des lois de protection contre la violence familiale, sociale, économique et sexuelle.

Elle réclame par ailleurs la reconnaissance des organisations de femmes dans le dialogue national, une justice transitionnelle prenant en compte les violations subies par les femmes pendant la guerre, et la mise en place de mécanismes indépendants de surveillance.

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