Importation de bétail : le Maroc ouvre son marché aux buffles vivants du Brésil

Le ministère brésilien de l’Agriculture annonce que le Maroc a autorisé l’importation de buffles vivants brésiliens destinés à l’abattage.

Bétail et buffles dans un enclos portuaire marocain près des camions

Image d'illustration

Le Maroc a autorisé l’importation de buffles vivants originaires du Brésil, destinés à l’abattage. L’information a été rendue publique par le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’Élevage, dans un communiqué.

L’accord a été notifié par Rabat à la partie brésilienne, selon ce communiqué. Il s’inscrit dans une série d’ouvertures de marchés et de reprises d’exportations de produits agricoles et animaux brésiliens vers plusieurs pays.

D’autres marchés ouverts au Brésil

Le même texte cite l’Argentine, qui a autorisé l’entrée de semences de crotalaria, et le Pérou, qui accepte désormais les graines de haricot vert et les peaux de chevaux brésiliennes.

L’Égypte a ouvert ses portes aux volailles d’ornement. Le Kenya a validé l’importation d’améliorants d’appétence pour l’alimentation animale, exempts de protéines de ruminants. Singapour, de son côté, a accepté les sérums bovins produits au Brésil.

Des achats de viande en recul

Selon les derniers chiffres de l’Association brésilienne des exportateurs de viande bovine (ABIEC), le Maroc a acheté 419 tonnes de viande bovine brésilienne entre le début de l’année et septembre. Ce volume se compare à plus de 4 800 tonnes sur l’ensemble de 2025 et à 1 558 tonnes en 2024.

La Fédération marocaine des acteurs du secteur du bétail avait auparavant indiqué que les importations de cheptel reposaient actuellement en totalité sur le marché brésilien, qu’elle présente comme la source principale et unique. Les achats auprès des pays européens restent suspendus par décision du gouvernement marocain, en raison de la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse dans les troupeaux européens, selon la même organisation professionnelle.

Près de 24 000 têtes par mois

Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire a indiqué vendredi que 37 sociétés avaient participé cette année à l’importation de bovins destinés à l’abattage. Le Brésil a fourni plus de 90 % des têtes importées, dans le cadre des mesures visant à approvisionner les marchés nationaux en viandes rouges et à contribuer à la stabilité de leurs prix, précise le département.

Le rythme mensuel s’est établi à environ 24 000 têtes, avec de fortes variations : plus de 44 000 têtes en juin et juillet, contre quelque 17 000 en août et septembre. En octobre, les demandes sont reparties à la hausse après l’ouverture des importations depuis le Portugal, un marché qui se distingue par sa proximité géographique avec le Royaume, selon le ministère.

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