Fès : la résilience de l’agriculture méditerranéenne face au stress hydrique en débat
À Fès, l’UEMF et l’Académie Hassan II des sciences et techniques réunissent des experts sur le dessalement et le stress hydrique agricole.
Photo : Oak Ridge National Laboratory / Wikimedia
Fès accueille mercredi 21 et jeudi 22 octobre un colloque international consacré à la capacité de l’agriculture méditerranéenne à résister au stress hydrique. Experts et universitaires marocains et étrangers y examinent notamment le dessalement et les innovations technologiques appliquées à l’irrigation.
La rencontre est co-organisée par l’Université Euromed de Fès, l’Académie Hassan II des sciences et techniques et le Groupe des académies pour le développement. Des intervenants du Maroc, de France, d’Espagne, de Grèce et d’Italie y prennent part, aux côtés de représentants d’organisations internationales actives dans l’agriculture, l’eau, l’énergie et le développement.
Le programme aborde la stratégie marocaine liant eau, énergie et agriculture. Les perspectives offertes par le dessalement de l’eau de mer pour les besoins agricoles y occupent une place centrale. Les participants comparent les expériences internationales, examinent les contraintes de l’irrigation à l’eau dessalée et passent en revue les tendances observées dans les pays du bassin méditerranéen.
D’autres débats portent sur les unités de dessalement alimentées par des énergies durables, la valorisation du sel et de la saumure issus du procédé, leur impact environnemental, ainsi que la possibilité de produire de l’hydrogène vert au sein des stations de dessalement.
La deuxième journée est réservée aux approches agronomiques permettant d’adapter les systèmes de production aux changements climatiques. Au menu : l’apport de la génétique végétale face aux contraintes environnementales et le recours à l’intelligence artificielle pour détecter le stress hydrique des oliviers et optimiser l’irrigation localisée.
Les eaux souterraines situées sous les fonds marins, le financement de l’agriculture méditerranéenne et la coopération internationale dans la gestion de l’eau figurent également à l’ordre du jour. Des conclusions et recommandations pour une gestion plus durable des ressources hydriques doivent clôturer les travaux, jeudi 22 octobre.




