Le Maroc consolide sa place dans l’écosystème africain des startups

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Le Maroc a occupé la 90e place mondiale dans l’édition 2026 du Global Startup Ecosystem Index publié par StartupBlink. Le pays recule de deux rangs par rapport à l’année précédente, mais conserve sa position de troisième écosystème de startups en Afrique du Nord derrière l’Égypte et la Tunisie.

Selon le rapport, l’écosystème startup du Maroc a enregistré une croissance annuelle de 30,7 %, soit un rythme presque deux fois supérieur à la moyenne nord-africaine établie à 17,6 %. La valeur de cet écosystème est estimée à environ 1,1 milliard de dollars.

Le Maroc s’est particulièrement distingué dans le domaine de l’engagement des acteurs de l’écosystème. Le pays arrive en tête en Afrique du Nord dans l’indicateur consacré à la solidité des parties prenantes, qui mesure l’implication des startups, des investisseurs, des entreprises et des institutions dans le développement de l’innovation.

Le rapport souligne également que l’environnement des affaires marocain demeure plus performant que le classement global de son écosystème startup. Le Royaume se positionne au 80e rang mondial dans l’Innovators Business Environment Index, ce qui témoigne d’un cadre favorable à l’entrepreneuriat qui ne se traduit pas encore pleinement dans les résultats de l’écosystème.

Au sein de la Ligue arabe, le Maroc se classe dixième, tout en obtenant des performances plus élevées dans certaines catégories. Le pays se hisse notamment à la troisième place en matière d’engagement des entreprises et à la cinquième position pour les retours sur écosystème ainsi que pour la maturité de l’écosystème.

Le commerce électronique et la distribution constituent le secteur startup le plus performant du pays. Cette industrie occupe le 62e rang mondial et la deuxième place en Afrique du Nord.

L’activité entrepreneuriale continue par ailleurs de se diffuser dans plusieurs villes marocaines. Le pays compte désormais trois villes figurant parmi les mille principaux écosystèmes startup mondiaux, un record en Afrique du Nord.

Casablanca conserve sa place de deuxième ville startup d’Afrique du Nord et de neuvième à l’échelle africaine, avec une croissance de 23,1 %. Rabat enregistre l’une des plus fortes progressions de la région en gagnant 39 places pour atteindre le 772e rang mondial grâce à une croissance de 44 %. Marrakech intègre pour la première fois le classement mondial des mille premiers écosystèmes, après avoir progressé de 189 places et affiché une croissance proche de 100 %.

Cette dynamique repose sur un réseau croissant d’organismes de soutien à l’innovation. Parmi eux figurent l’Agence de développement du digital, Technopark, Maroc Numeric Fund Ventures, Tamwilcom et GIZ Maroc, qui contribuent au financement, à l’accompagnement et au développement des jeunes entreprises innovantes.

Le rapport rappelle que l’écosystème marocain s’est renforcé grâce à plusieurs initiatives lancées au cours de la dernière décennie. En 2017, le fonds Innov Invest a été mis en place avec un financement de 70 millions de dollars soutenu par la Banque mondiale et l’Union européenne afin d’accompagner les startups en phase de démarrage.

En 2021, la startup marocaine Chari a gagné en visibilité internationale en devenant la première entreprise du pays à intégrer l’accélérateur américain Y Combinator. Deux ans plus tard, Marrakech a accueilli la première édition du salon GITEX Africa, devenu l’un des principaux rendez-vous technologiques du continent.

En 2024, le Maroc a dévoilé sa stratégie Digital Morocco 2030, qui vise à accélérer la transformation numérique des services publics et à soutenir la création ainsi que le développement de 3 000 startups d’ici la fin de la décennie. En 2025, un nouveau programme de venture building a été lancé en partenariat avec 500 Global et Flat6Labs afin d’accompagner 800 startups supplémentaires.

Malgré l’avance maintenue par l’Égypte et la Tunisie, les dernières données de StartupBlink montrent que le Maroc réduit progressivement l’écart grâce à une croissance soutenue, à un engagement renforcé des acteurs de l’écosystème et à l’émergence de nouveaux pôles entrepreneuriaux au-delà de Casablanca.

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