Compétences des jeunes : l’UNESCO et le Maroc renforcent leur engagement

Compétences des jeunes : l’UNESCO et le Maroc renforcent leur engagement

À l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, l’UNESCO et le Maroc ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer l’employabilité des nouvelles générations face aux mutations économiques, numériques et environnementales. Organisée au Palais des Congrès Bouregreg, cette rencontre a rassemblé responsables institutionnels, acteurs économiques, universitaires, partenaires internationaux et jeunes autour d’un enjeu devenu stratégique pour l’avenir du Royaume.

Instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2014 et célébrée chaque année le 15 juillet, la Journée mondiale des compétences des jeunes vise à mettre en lumière le rôle central de la formation dans l’accès à l’emploi, l’entrepreneuriat et le développement socio-économique. Au Maroc, l’édition 2026 s’est imposée comme un espace de dialogue national consacré à l’évolution des compétences nécessaires dans un monde du travail en profonde transformation.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment Wafa Asri, secrétaire générale du ministère de l’Inclusion économique représentant le ministre Younes Sekkouri, Charaf Ahmimed, directeur régional et représentant de l’UNESCO pour le Maghreb, Luis Faro Ramos, ambassadeur du Portugal au Maroc, ainsi qu’Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. Des représentants de l’Union européenne et de la Confédération générale des entreprises du Maroc ont également pris part aux travaux.

Les débats ont mis en évidence l’accélération des transformations du marché de l’emploi sous l’effet de la digitalisation, de l’intelligence artificielle, de la transition énergétique et des nouveaux modèles économiques. Face à ces changements, les intervenants ont souligné l’importance de développer des compétences adaptées aux besoins émergents des entreprises tout en favorisant l’apprentissage continu tout au long de la vie.

Cette réflexion s’inscrit dans le prolongement du rapport régional de l’UNESCO intitulé « Apprendre aujourd’hui, bâtir demain : Excellence et équité à travers les compétences des jeunes ». Le document appelle à une adaptation rapide des systèmes éducatifs et de formation afin de mieux répondre aux attentes des économies de la région. Il insiste également sur la nécessité de renforcer les passerelles entre l’enseignement, la formation professionnelle et le tissu productif.

Plusieurs panels ont réuni des représentants du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, du Département de la formation professionnelle, de l’Agence du Développement Digital et de l’Université Mohammed V de Rabat. Des organisations internationales telles que l’UNICEF, l’Organisation internationale du Travail et l’Agence française de développement ont également partagé leurs analyses, aux côtés d’acteurs privés comme HP Maroc et du WorldSkills Champions Trust.

Au cœur des discussions figurait la question de l’inclusion. Les participants ont plaidé pour des parcours de formation davantage connectés aux réalités territoriales et aux besoins concrets des entreprises. Ils ont également mis en avant l’importance des partenariats entre pouvoirs publics, établissements de formation, secteur privé et bailleurs internationaux afin de construire un écosystème capable d’accompagner efficacement les jeunes vers l’emploi.

Pour Charaf Ahmimed, les jeunes doivent être considérés comme des acteurs essentiels des transformations économiques en cours. Il a salué les avancées réalisées par le Maroc dans le domaine de la formation professionnelle, notamment à travers le développement des Cités des métiers et des compétences. Ces structures visent à rapprocher l’offre de formation des besoins spécifiques des régions et à soutenir l’émergence de nouveaux secteurs porteurs.

Le responsable de l’UNESCO a également souligné les efforts entrepris pour intégrer progressivement les compétences numériques et environnementales dans les programmes de formation. Cette évolution répond à la montée en puissance des métiers liés aux technologies, à l’économie verte et aux nouveaux standards internationaux de compétitivité.

Au-delà des statistiques liées à l’emploi, les intervenants ont rappelé que les politiques publiques doivent mieux prendre en compte les aspirations individuelles, les talents et les parcours de chaque jeune. L’objectif est de créer des mécanismes capables d’identifier, de valoriser et d’accompagner ces compétences afin de faciliter l’insertion professionnelle et de renforcer la résilience économique du pays.

Cette célébration intervient alors que le Maroc poursuit plusieurs réformes destinées à moderniser son système de formation et à développer son capital humain. Dans un contexte marqué par la transformation numérique et la compétition mondiale pour les talents, l’adéquation entre les compétences et les besoins du marché du travail apparaît plus que jamais comme un levier déterminant pour soutenir la croissance, l’innovation et l’attractivité économique du Royaume.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *