Sofia El Marikh signe son retour musical après plusieurs années de présence plus discrète. De ses débuts dans le mannequinat à 13 ans à son passage dans la première saison arabe de Star Academy en 2003, l’artiste marocaine a construit un parcours marqué par les succès, les remises en question et une volonté affirmée de rester fidèle à elle-même.
Sofia El Marikh a connu très tôt les exigences du monde artistique. Avant de s’imposer dans la musique, elle fait ses premiers pas dans le mannequinat à seulement 13 ans. Cette expérience lui permet de se familiariser avec la discipline du métier et avec le regard du public, avant que la chanson ne devienne le cœur de son parcours.
La véritable accélération intervient en 2003, lorsqu’elle participe à la première saison de Star Academy dans sa version arabe, diffusée par la chaîne libanaise LBC. L’émission la fait connaître auprès d’un large public dans le monde arabe et constitue, selon ses propres mots, « un tournant décisif » dans sa carrière.
Après l’émission, la chanteuse multiplie les concerts à Tunis, au Koweït, en Égypte, à Dubaï, en Jordanie et au Liban. Cette succession de rendez-vous confirme alors sa place parmi les artistes marocains qui parviennent à s’imposer auprès d’un public arabe au-delà des frontières nationales.
Un parcours façonné par son histoire familiale
Dans son entretien avec Femmes du Maroc, Sofia El Marikh revient également sur son enfance et sur l’influence de son histoire familiale. Fille de parents divorcés, elle grandit entre Casablanca, sa ville natale, et Marrakech, où elle passe une partie de son enfance.
Ce parcours entre deux villes accompagne une trajectoire artistique faite de changements et de nouvelles étapes. Avec le recul, la chanteuse assume cette histoire et les différentes périodes de sa carrière, y compris celles marquées par les interrogations et les pauses.
Son rapport à l’identité occupe désormais une place centrale dans son discours. « Je revendique plus que jamais ma liberté d’être moi-même », affirme-t-elle. Une position qui traduit sa volonté de poursuivre son parcours artistique sans renoncer à ses choix ni à son identité.
Un retour musical entre 2025 et 2026
Après plusieurs années loin d’une exposition continue, Sofia El Marikh a relancé son activité musicale. Entre 2025 et 2026, elle a sorti plusieurs singles, parmi lesquels « Lallahom », « Daba », « Bouya » et « Yana ».
Ces nouvelles productions prolongent une discographie entamée avec l’album « Kelmet Hobb » en 2007, puis poursuivie avec « Tahwak » en 2011. Ce retour marque une nouvelle étape dans un parcours qui alterne périodes de forte visibilité et moments de retrait.
Pour l’artiste, la réussite ne se résume toutefois pas aux chiffres, aux classements ou à la visibilité médiatique. Elle se mesure aussi à la capacité de continuer à évoluer tout en restant fidèle à ses convictions. Sa conception du succès repose ainsi sur la durée et l’authenticité, sans renoncer à l’évolution artistique.
Assumer sa place de femme artiste
La question de la liberté prend une dimension particulière lorsqu’elle est abordée sous l’angle de la condition d’une femme marocaine évoluant dans l’espace public. Sofia El Marikh évoque les contraintes liées à l’exposition médiatique, aux jugements et aux attentes qui peuvent accompagner la carrière d’une artiste.
« Évoluer sous les projecteurs en tant que femme marocaine demande du courage et une grande résilience », confie-t-elle. Son parcours témoigne d’une volonté de composer avec ces contraintes tout en préservant son intégrité artistique.
Aujourd’hui, son retour sur la scène musicale s’inscrit donc dans une démarche qui dépasse la seule sortie de nouveaux titres. Sofia El Marikh entend poursuivre son évolution à son propre rythme et assumer les différentes étapes de son parcours. De ses débuts précoces dans le mannequinat à son retour musical, elle revendique désormais une liberté qui place l’authenticité au centre de son rapport à l’art et au public.
