BAD : une première obligation libellée en dirhams pour un milliard de DH

Obligation en dirhams : la Banque africaine de développement a placé un milliard de DH sur sept ans au Maroc, à taux variable indexé sur le MONIA.

Bâtiment du siège de la Banque africaine de développement à Abidjan

Photo : Citizen59 / Wikimedia

La Banque africaine de développement (BAD) a émis, vendredi 30 octobre, sa toute première obligation libellée dans la monnaie marocaine. Le montant atteint un milliard de dirhams, sur une maturité de sept ans, selon un communiqué de l’institution.

L’opération a pris la forme d’un placement privé, réservé aux seuls investisseurs qualifiés. Le titre porte un taux variable, adossé au Moroccan Overnight Index Average (MONIA).

La BAD cherche ainsi à proposer au Maroc des prêts en dirhams. Ses financements passaient jusqu’ici principalement par l’euro et le dollar américain. La Banque veut désormais servir un plus large éventail de clients, avec des solutions mieux ajustées à leurs besoins.

L’institution prévoit également de constituer une réserve de liquidités dédiée à la monnaie marocaine. Une partie de ses avoirs en devises pourrait y être convertie, afin de renforcer progressivement sa capacité à financer en monnaie locale dans le Royaume.

Le communiqué précise que le Maroc a été retenu pour ce projet pilote en raison de la solidité d’une coopération de longue date, du volume des opérations de la BAD dans le pays, de la demande exprimée par les clients pour des crédits en dirhams et d’un système financier arrivé à maturité.

Avec les autorités marocaines et les opérateurs du secteur, la Banque entend aussi contribuer à approfondir le marché financier marocain, notamment par de nouveaux outils de couverture et une meilleure liquidité sur les dérivés. Cette expérience doit ensuite guider un élargissement graduel à d’autres devises africaines.

Depuis 1978, la BAD a engagé quelque 15 milliards d’euros au Maroc, répartis sur plus de 150 projets touchant le transport, l’énergie, l’eau, la protection sociale et le secteur agricole.

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