Algérie : feu vert du Parlement au déploiement de troupes au Niger
Le Parlement algérien a approuvé dimanche la décision du président Abdelmadjid Tebboune de déployer des troupes au Niger, possiblement à Madama.
Photo : Douma d'État de la Fédération de Russie / Wikimedia
Dimanche 25 octobre, les deux chambres du Parlement algérien ont approuvé la décision du président Abdelmadjid Tebboune d’envoyer des troupes au Niger. Ce vote ouvre la voie légale à un déploiement militaire dans ce pays voisin du Sahel.
L’armée algérienne devrait s’installer à Madama, un ancien poste avancé de l’armée française situé dans le désert nigérien, au nord du pays et non loin de la frontière libyenne. Ce site avait été aménagé dans le cadre de l’opération Barkhane, lancée le 1er août 2014 contre les groupes jihadistes du Sahel et officiellement close le 9 novembre 2022.
Du côté algérien, cette mesure est justifiée par la nécessité de protéger les investissements de Sonatrach International au Niger.
Le cadre juridique de l’opération repose sur l’article 91 de la Constitution algérienne de décembre 2020, qui permet au chef de l’État d’engager des forces à l’étranger après l’accord des deux chambres parlementaires.
Cette décision intervient après plusieurs gestes de rapprochement entre les deux capitales. En août, Alger avait remis à l’armée nigérienne quatre hélicoptères militaires : deux appareils d’attaque Mi-24V/Super Hind Mk-III et deux hélicoptères de transport Mi-171, livrés avec des munitions et du matériel de maintenance, afin de renforcer ses moyens face aux groupes armés.
Les deux pays ont également conclu cette semaine à Alger un accord de coopération militaire.
Trois ans après le coup d’État de juillet 2023, qui a renversé le président civil élu Mohamed Bazoum, réputé proche d’Alger, le Niger peine toujours à retrouver la stabilité sur fond de dégradation sécuritaire persistante.





