Carburants : le gasoil attendu en hausse de plus de 50 centimes le 1er novembre

Une hausse de plus de 50 centimes le litre de gasoil est attendue au Maroc le 1er novembre, tandis que l’essence devrait baisser, selon des professionnels du secteur.

Pistolet de distribution de carburant diesel vert avec pare-éclaboussures

Source : Dultmeier Sales

Le prix du gasoil pourrait grimper de plus de 50 centimes le litre au Maroc dès le dimanche 1er novembre. Celui de l’essence reculerait de son côté d’un montant comparable, d’après des professionnels du secteur. L’ampleur exacte de ces ajustements reste à confirmer.

Ce mouvement interviendrait peu après la baisse d’environ 20 centimes enregistrée à la mi-octobre, elle-même consécutive à une hausse de près de 80 centimes début octobre qui avait porté le litre au-delà de 16 DH dans plusieurs villes. Le gasoil s’affiche depuis aux alentours de 15,90 DH dans certaines stations, avec des écarts selon les distributeurs et les villes.

Depuis la mi-juillet, les hausses se succèdent : 69 centimes à la mi-juillet, 1 DH début août, 65 centimes à la mi-août, 6 centimes le 1er septembre, 34 centimes à la mi-septembre, puis 80 centimes début octobre. Le cumul atteint environ 3,54 DH le litre, ramené à près de 3,34 DH après la baisse d’octobre. Si la nouvelle hausse se confirme, l’augmentation nette par rapport à la mi-juillet se situerait entre 3,84 et 4,04 DH en moins de quatre mois.

Sur les marchés internationaux, le baril de Brent est passé d’environ 100 dollars début octobre à près de 117 dollars la semaine dernière, sur fond d’inquiétudes liées à l’approvisionnement par le détroit d’Ormuz et de tensions au Moyen-Orient. Le 23 octobre, les contrats à terme du diesel à faible teneur en soufre ont atteint environ 1 485 dollars la tonne métrique sur le marché européen, une référence pour le coût des importations de gasoil. La répercussion sur les prix des carburants au Maroc dépend toutefois aussi du fret, de l’assurance, du taux de change du dollar et du calendrier d’achat des cargaisons.

Le projet de loi de finances 2027 prévoit par ailleurs un taux d’imposition de 40 % pour les sociétés d’importation ou de distribution d’hydrocarbures dont le bénéfice net atteint ou dépasse 100 millions de dirhams. La mesure porte sur les bénéfices de ces entreprises et n’instaure pas de taxe directe sur le litre de carburant. Les prix à la pompe suivent les fluctuations du marché international depuis la libéralisation du secteur, fin 2015.

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