Casablanca accélère l’innovation avec la Tour scientifique du PÔLE TEC

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Le ministère de l’Équipement et de l’Eau a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement technologique en présentant à Casablanca le bilan de la première année d’activité du PÔLE TEC et sa feuille de route pour les prochaines années. La rencontre, organisée à l’École Hassania des Travaux Publics, a également marqué le lancement officiel des travaux de la future Tour scientifique, appelée à devenir un centre national de référence pour la recherche, l’innovation et le transfert technologique.

Créé le 11 juillet 2025 sous la forme d’un Groupement d’intérêt public, le PÔLE TEC s’inscrit dans la Vision 2040 du ministère. Son objectif consiste à renforcer la souveraineté technologique du Maroc en réunissant dans une gouvernance commune les compétences en recherche scientifique, ingénierie, innovation, veille stratégique et valorisation des connaissances. Cette approche traduit une volonté de doter le Royaume d’outils capables d’accompagner les mutations rapides des secteurs de l’eau, des infrastructures et du numérique.

Lors de son intervention, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a souligné que le rôle du ministère ne se limite plus à la réalisation et à la gestion des infrastructures. Il s’étend désormais à la production de savoir, au développement de référentiels techniques et à la conception de solutions innovantes répondant aux défis nationaux.

Selon le ministre, la maîtrise des technologies, des données et des compétences représente aujourd’hui un levier stratégique pour renforcer la résilience du pays, améliorer son autonomie technologique et accompagner les grandes transformations engagées conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette évolution intervient alors que le Maroc multiplie les investissements dans la digitalisation des services publics, les infrastructures intelligentes et la gestion durable des ressources hydriques.

Le PÔLE TEC ambitionne ainsi de créer un véritable écosystème où la formation, la recherche scientifique, l’expérimentation et l’innovation travaillent de manière intégrée. L’objectif est d’accélérer la transformation des résultats scientifiques en solutions opérationnelles directement exploitables pour améliorer la gestion de l’eau, renforcer la résilience des infrastructures, moderniser les ouvrages publics et accélérer la transition numérique des métiers relevant du ministère.

Le secrétaire général du ministère et président du PÔLE TEC, Abdelfattah Sahibi, a dressé le bilan des douze premiers mois d’activité de la structure. Cette période a permis de mettre en place les organes de gouvernance, de consolider les bases administratives, financières et juridiques du groupement, mais également de lancer plusieurs programmes de recherche appliquée considérés comme prioritaires.

Il a insisté sur l’importance d’une coopération renforcée entre les établissements publics, les universités, les laboratoires de recherche et les partenaires scientifiques afin de faire du PÔLE TEC un moteur durable de l’innovation technologique au Maroc. Cette logique collaborative s’inscrit dans une tendance mondiale où les grands projets de recherche reposent sur des partenariats entre institutions académiques, secteur public et entreprises privées.

Le directeur de l’École Hassania des Travaux Publics, Jaouad Boutahar, a rappelé que cette rencontre permettait d’évaluer les premiers résultats obtenus un an après la création du pôle. Il a mis en avant la complémentarité entre l’EHTP, le Laboratoire Public d’Essais et d’Études et Conseil Ingénierie et Développement, dont les expertises sont mobilisées pour développer des solutions adaptées aux besoins des secteurs de l’équipement et de l’eau.

L’événement a également permis de présenter neuf projets de recherche illustrant les premières réalisations concrètes du PÔLE TEC. Ces travaux couvrent plusieurs domaines stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques, les technologies avancées, la gestion des ressources hydriques et les infrastructures intelligentes. Ils traduisent une orientation résolument tournée vers l’innovation appliquée, avec la volonté de transformer les résultats scientifiques en outils directement mobilisables par les décideurs publics et les acteurs opérationnels.

Ces projets s’inscrivent dans une dynamique plus large observée au Maroc, où les technologies numériques occupent une place croissante dans les politiques publiques. Le recours à l’intelligence artificielle pour la maintenance prédictive des infrastructures, aux jumeaux numériques pour la modélisation des ouvrages ou encore aux plateformes de gestion intelligente de l’eau constitue aujourd’hui un axe majeur de modernisation des services publics.

Le moment fort de cette rencontre a été le lancement officiel des travaux de la Tour scientifique. Cette nouvelle infrastructure accueillera les équipes de recherche, les plateformes d’expérimentation, les espaces de formation ainsi que les équipements destinés aux essais technologiques. Le bâtiment a été conçu pour favoriser les échanges entre chercheurs, ingénieurs, industriels et partenaires institutionnels afin d’accélérer le développement de solutions innovantes.

À terme, la Tour scientifique ambitionne de devenir l’un des principaux centres marocains dédiés à l’innovation dans les domaines de l’eau, des infrastructures et des technologies émergentes. Elle devra également renforcer l’attractivité du Royaume auprès des chercheurs, des investisseurs et des partenaires internationaux engagés dans les secteurs stratégiques de la recherche appliquée.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, du président du Conseil de la région Casablanca Settat, Abdellatif Maâzouz, ainsi que de nombreux responsables d’établissements publics, représentants du secteur privé, présidents de fédérations professionnelles et enseignants chercheurs. Cette forte mobilisation confirme l’importance accordée au développement d’un écosystème national capable de soutenir l’innovation, d’améliorer la compétitivité technologique du Maroc et d’accompagner les grands chantiers structurants du Royaume.

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