Le Maroc adopte une loi nationale pour gérer les animaux errants

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Le Maroc a franchi une nouvelle étape dans la gestion des animaux errants avec l’adoption par la Chambre des représentants d’un projet de loi visant à encadrer leur présence sur l’ensemble du territoire national.

Approuvé à la majorité lundi, le texte intervient dans un contexte marqué par l’augmentation du nombre de chiens et de chats errants dans les zones urbaines et périurbaines. Cette situation suscite depuis plusieurs années des préoccupations liées à la sécurité publique, aux risques sanitaires et à l’absence d’une stratégie nationale cohérente.

La nouvelle législation prévoit la mise en place d’un dispositif structuré de prise en charge. Elle introduit des systèmes organisés d’hébergement pour les animaux errants ainsi que des programmes de vaccination et de stérilisation destinés à limiter leur prolifération. Les autorités prévoient également la création d’une base de données nationale afin d’assurer le suivi des animaux concernés et d’évaluer l’efficacité des interventions.

Le texte précise les responsabilités des différents acteurs impliqués, notamment les collectivités territoriales et les institutions compétentes. L’objectif est d’harmoniser les pratiques à l’échelle du pays et de remplacer les approches disparates appliquées jusqu’à présent selon les villes. Des sanctions sont également prévues en cas de non-respect des nouvelles dispositions.

La loi cherche à concilier la protection animale et les impératifs de sécurité publique. Elle reconnaît la nécessité de préserver le bien-être des animaux tout en répondant aux préoccupations liées à leur présence dans les espaces publics, particulièrement dans les zones à forte densité de population.

Pour de nombreuses communes, la gestion des animaux errants dépasse depuis longtemps les capacités locales en raison du manque de ressources et de l’absence de méthodes uniformes. L’adoption de cette loi marque ainsi une évolution vers une approche nationale coordonnée qui considère cette question à la fois comme un enjeu de protection animale et de politique publique.

Le texte doit désormais poursuivre son parcours législatif avant son entrée en vigueur.

La question des animaux errants au Maroc alimente régulièrement le débat public. Elle a récemment gagné en visibilité à la suite d’allégations concernant des campagnes d’abattage menées dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de la FIFA 2030. Ces pratiques présumées ont suscité des critiques de la part de défenseurs des animaux qui dénoncent l’absence d’une politique durable et respectueuse du bien-être animal.

Dans le même temps, de nombreux observateurs soulignent que la majorité de ces animaux ne représentent pas de menace directe. Leur présence résulte principalement d’un manque d’encadrement et de gestion à long terme. Le nouveau cadre législatif vise à apporter une réponse structurée à cette réalité en privilégiant des solutions durables fondées sur la prévention, la protection animale et la gestion responsable de l’espace public.

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