Sahara marocain : à l’ONU, quatre pays défendent l’initiative d’autonomie
La France, le Royaume-Uni, Bahreïn et le Liberia ont redit au Conseil de sécurité leur appui à l’initiative marocaine d’autonomie.

Photo : MAP
Quatre États, la France, le Royaume-Uni, Bahreïn et le Liberia, ont redit vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU leur appui à l’initiative marocaine d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume sur son Sahara. Leurs délégations ont pris la parole lors des explications de vote, après que le Conseil a choisi de ne pas renouveler la mission de la Minurso.
Le Cabinet Royal a vu dans cette décision, dans un communiqué publié le même jour, une étape significative sur la voie d’une clôture définitive de la question du Sahara marocain aux Nations Unies.
Paris et Londres sur la même ligne
Pour Jérôme Bonnafont, ambassadeur de France auprès des Nations Unies, le présent comme l’avenir du Sahara marocain relèvent de la souveraineté du Royaume. Rappelant la position constante de Paris, il a qualifié le plan d’autonomie de « seule base » possible pour des négociations menant à un règlement définitif du différend régional.
Le diplomate a souhaité que les discussions reprennent en s’appuyant uniquement sur la proposition marocaine, afin d’obtenir une solution juste, durable et négociée.
Un discours proche a été tenu du côté britannique. Sa représentante permanente, Sarah MacIntosh, a présenté l’initiative marocaine comme la base « la plus crédible, viable et pragmatique » d’un règlement durable. Elle a demandé aux membres du Conseil d’aborder le dossier avec la volonté d’accélérer les progrès vers une solution juste, durable et mutuellement acceptable.
Manama et Monrovia réitèrent leur soutien
Jamal Fares, ambassadeur de Bahreïn auprès de l’ONU, a confirmé que son pays soutient la souveraineté marocaine sur les provinces du Sud. Le plan d’autonomie offre, à ses yeux, une base sérieuse, réaliste et crédible pour une solution politique définitive, durable et consensuelle, de nature à consolider la sécurité et la stabilité de la région.
Lewis Garseedah Brown II, représentant permanent du Liberia, a apporté lui aussi un appui ferme à l’initiative marocaine. Il a plaidé pour un engagement sérieux et une coopération entière en vue d’un règlement définitif fondé sur ce plan, en lançant devant le Conseil :
« Le temps qui passe ne peut remplacer les progrès vers la paix. »
Le retrait de la Minurso annoncé
D’après le Cabinet Royal, l’absence de renouvellement signifie la fin de la présence de la Minurso dans les provinces du Sud, personnel, véhicules et équipements compris, d’ici quelques jours. Le communiqué indique aussi que le processus politique onusien, engagé il y a 35 ans, est suspendu, et que d’autres organes des Nations Unies prendront des mesures comparables.
Interrogé samedi par la MAP, l’expert espagnol Paulino Ros a jugé que la mission « n’a plus de raison d’être depuis longtemps ». Il voit dans les onze voix obtenues par le texte présenté par les États-Unis, qui appuyait l’initiative du Maroc, le signe d’une volonté internationale d’avancer sur cette base, bien que le projet n’ait pas été adopté.
Dans une déclaration à la MAP, l’universitaire émirati Mohamed Bechari a qualifié le communiqué du Cabinet Royal de « sans équivoque » et y a lu une « position souveraine ». Selon lui, la résolution 2797 avait déjà fait explicitement de l’initiative marocaine un élément du processus politique mené par les Nations Unies.





