Le système financier du Maroc confirme sa solidité en 2025

Le système financier du Maroc confirme sa solidité en 2025

Le système financier du Maroc a maintenu sa résilience en 2025 malgré les incertitudes persistantes à l’échelle mondiale, selon le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques. Cette performance repose sur des fondamentaux économiques solides, des indicateurs bancaires favorables et la poursuite de l’assainissement budgétaire.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa vingt-troisième réunion, Bank Al-Maghrib a indiqué que le secteur financier national continue de bénéficier d’une économie robuste et de mécanismes de protection financière jugés confortables.

L’économie marocaine a profité de conditions climatiques favorables et du dynamisme des activités non agricoles. La croissance économique a atteint 4,9 % en 2025 contre 4,4 % en 2024. Selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, elle devrait progresser à 5,2 % en 2026 avant de ralentir à 3,1 % en 2027, sous l’hypothèse d’une récolte céréalière moyenne.

L’inflation est restée limitée à 0,8 % en 2025. Elle devrait atteindre 1,5 % en 2026 puis 2,1 % en 2027. Le déficit du compte courant devrait s’élargir temporairement avant de se réduire de nouveau en 2027.

Les finances publiques ont poursuivi leur amélioration. Le déficit budgétaire s’est réduit à 3,5 % du produit intérieur brut en 2025 et devrait se stabiliser à 3,4 % au cours des deux prochaines années. Le ratio de la dette du Trésor devrait également diminuer progressivement pour atteindre 65,1 % du produit intérieur brut en 2027.

Le secteur bancaire a enregistré une nouvelle année de progression avec une hausse de 6,5 % du crédit accordé au secteur non financier.

Le secteur des assurances a également affiché une forte dynamique. Les primes émises ont augmenté de 7,5 % pour atteindre 63,2 milliards de dirhams en 2025. Le bénéfice net a progressé de 21,4 % à 5,3 milliards de dirhams. Le rendement des fonds propres a atteint 11,1 %, son niveau le plus élevé depuis dix ans.

Les plus-values latentes des placements ont atteint un niveau record de 62,5 milliards de dirhams, soutenues par les performances du marché boursier après deux années consécutives de hausse de l’indice MASI de la Bourse de Casablanca.

Le comité a toutefois souligné que les régimes de retraite du secteur public continuent de présenter des déséquilibres structurels malgré les améliorations liées aux augmentations salariales introduites dans le cadre du dialogue social d’avril 2024. Il a réaffirmé la nécessité d’une réforme globale afin d’assurer la pérennité du système de retraite marocain.

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