Dix entreprises explorent le pétrole et le gaz au Maroc, selon Leila Benali

Dix entreprises explorent le pétrole et le gaz au Maroc, selon Leila Benali

Le secteur de l’exploration pétrolière et gazière au Maroc suscite un intérêt croissant. Selon la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, une dizaine d’entreprises mènent actuellement des activités de recherche d’hydrocarbures dans le Royaume. Pour la première fois, des investisseurs marocains participent également à ces projets.

S’exprimant lors d’une séance de questions au Parlement, la ministre a indiqué que cette dynamique s’inscrit dans les efforts du Maroc pour renforcer sa sécurité énergétique et réduire sa dépendance aux importations de combustibles fossiles.

Les activités d’exploration sont aujourd’hui encadrées par 53 licences et autorisations. Elles comprennent 40 permis offshore, neuf permis terrestres et quatre concessions d’exploitation. Ces projets sont répartis dans plusieurs régions du pays et visent à identifier des ressources pétrolières et gazières commercialement exploitables.

Leila Benali a souligné que le cadre juridique marocain dédié à l’exploration des hydrocarbures figure parmi les plus attractifs au monde pour les investisseurs. Elle a rappelé que ces activités nécessitent des investissements importants et comportent des risques élevés, ce qui rend indispensable la mise en place de conditions favorables pour attirer les opérateurs.

La ministre a indiqué que les efforts engagés pour attirer les investisseurs, associés aux travaux réalisés ces dernières années, ont permis des découvertes de gaz naturel dans le bassin du Gharb, à Essaouira, à Tendrara ainsi qu’au large de Larache. Elle a toutefois précisé que ces découvertes n’atteignent pas encore une taille suffisante pour faire du Maroc un producteur majeur d’hydrocarbures.

Le Maroc poursuit une stratégie combinant le développement des énergies renouvelables et la valorisation des ressources nationales en gaz naturel. Cette approche vise à améliorer la sécurité énergétique du pays tout en soutenant le développement industriel.

Le gaz naturel devrait jouer un rôle important durant la transition énergétique, notamment pour les secteurs industriels à la recherche d’alternatives moins émettrices que le charbon et le fioul. Plusieurs projets, notamment à Tendrara et dans le bassin du Gharb, continuent de susciter l’intérêt des acteurs du secteur.

Leila Benali a également annoncé le lancement d’une réforme globale de l’Office national des hydrocarbures et des mines afin d’améliorer les performances du secteur et d’accélérer les projets d’exploration. Elle a estimé que l’arrivée de capitaux marocains dans cette activité pourrait renforcer les investissements futurs et accroître la participation nationale dans le secteur énergétique.

Au-delà de l’exploration, la ministre a affirmé que le Maroc a maintenu la stabilité de son approvisionnement énergétique malgré les perturbations des marchés internationaux observées au cours des cinq dernières années. Aucun arrêt d’approvisionnement en carburants n’a été enregistré durant les périodes de forte volatilité des prix.

Entre 2021 et 2025, la capacité nationale de stockage des produits pétroliers a progressé de plus de 30 %. Cette augmentation a permis de constituer des réserves représentant plus de 17 jours supplémentaires de consommation nationale.

Près de 80 % des capacités de stockage sont actuellement concentrées dans les régions de Casablanca et de Tanger. Les autorités poursuivent leurs efforts pour développer de nouvelles infrastructures dans d’autres régions afin de renforcer la résilience du système national d’approvisionnement.

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