Arrestation à Berkane d’un suspect lié à l’État islamique
Les services de sécurité marocains ont arrêté jeudi à Berkane un homme soupçonné de soutenir l’organisation État islamique et de préparer des attaques sur le territoire national. Cette opération a été menée par les services de la police judiciaire sur la base d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), selon le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ).
Les premières investigations indiquent que le suspect avait récemment prêté allégeance au chef autoproclamé de l’État islamique. Les enquêteurs estiment qu’il préparait des projets d’attentats visant des personnes, l’ordre public et des infrastructures stratégiques au Maroc, dans le cadre de la stratégie dite du « loup solitaire » promue par l’organisation terroriste.
Les autorités ont également indiqué que l’individu avait tenté de rejoindre des groupes affiliés à l’État islamique actifs dans la région du Sahel africain. N’ayant pas réussi à rejoindre ces réseaux, il aurait réorienté ses activités vers la préparation d’actions terroristes à l’intérieur du Royaume.
Le suspect a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête supervisée par le parquet chargé des affaires de terrorisme. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue de ses activités et d’identifier d’éventuels liens avec des organisations extrémistes au Maroc ou à l’étranger.
Cette arrestation intervient alors que le Maroc poursuit le renforcement de ses dispositifs de lutte contre le terrorisme et de prévention de l’implantation de réseaux extrémistes. Les services de sécurité annoncent régulièrement le démantèlement de cellules liées à l’État islamique ainsi que l’interpellation de personnes soupçonnées de préparer des attaques.
Le Maroc est considéré comme un partenaire majeur dans la lutte antiterroriste au niveau régional. Le pays coopère étroitement avec plusieurs alliés internationaux, notamment l’Espagne, les États-Unis et différents pays européens. La coopération sécuritaire entre Rabat et Madrid se traduit par des enquêtes conjointes et des échanges de renseignements destinés à suivre les réseaux extrémistes opérant de part et d’autre de la Méditerranée.
En mars 2026, les autorités marocaines et espagnoles avaient mené une opération conjointe ayant permis de démanteler une cellule affiliée à l’État islamique active entre les deux pays. Selon les responsables concernés, cette coopération sécuritaire a contribué au démantèlement de plus de 30 cellules terroristes depuis 2014.
Les autorités marocaines rappellent régulièrement que l’instabilité persistante dans la région du Sahel, où demeurent actifs des groupes liés à l’État islamique et à Al-Qaïda, continue de représenter un défi sécuritaire pour l’Afrique du Nord et l’Europe. Cette nouvelle arrestation illustre les efforts menés pour identifier et neutraliser les menaces avant leur passage à l’acte.




