Création d’entreprises au Maroc : plus de 42.900 nouvelles structures en cinq mois
Le tissu entrepreneurial marocain poursuit sa dynamique de croissance. Selon les dernières données publiées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), 42.905 entreprises ont été créées au cours des cinq premiers mois de 2026, confirmant l’attractivité du Royaume pour les porteurs de projets et les investisseurs.
Cette progression s’accompagne d’une montée en puissance des personnes morales, qui représentent désormais 75 % de l’ensemble des créations d’entreprises, contre 71 % à la même période en 2025. Cette évolution traduit une tendance vers des structures plus formalisées et mieux adaptées aux exigences de financement, de gouvernance et de développement.
Les données de l’OMPIC montrent également que la Société à Responsabilité Limitée à Associé Unique (SARL AU) demeure la forme juridique privilégiée des créateurs d’entreprises. Elle concentre 65,5 % des immatriculations parmi les personnes morales. La Société à Responsabilité Limitée (SARL) occupe la deuxième position avec 33,6 % des créations. Cette préférence confirme l’intérêt des entrepreneurs pour des structures offrant à la fois souplesse administrative et protection du patrimoine personnel.
La répartition géographique des nouvelles entreprises révèle une forte concentration dans les grands pôles économiques du pays. La région de Casablanca-Settat domine largement avec 39,3 % des créations de personnes morales. Elle conserve son statut de principal moteur économique national grâce à la densité de son tissu industriel, commercial et financier.
Derrière Casablanca-Settat, la région de Rabat-Salé-Kénitra représente 14,3 % des créations, suivie par Marrakech-Safi avec 12,8 % et Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 10,4 %. Ensemble, ces quatre régions regroupent près de 77 % des nouvelles entreprises immatriculées au registre du commerce, illustrant la concentration de l’activité économique autour des principaux centres urbains et logistiques du Royaume.
L’analyse sectorielle met en évidence la prédominance du commerce, qui attire 27,6 % des nouvelles entreprises personnes morales. Le secteur du bâtiment, des travaux publics et des activités immobilières arrive en deuxième position avec 25,2 %, porté notamment par les investissements liés aux infrastructures, à l’urbanisation et aux grands projets de développement.
Les services divers représentent 19,6 % des créations, tandis que le transport capte 7,7 % des nouvelles immatriculations. L’industrie, quant à elle, totalise 6,3 % des créations. Cette répartition reflète la diversification progressive de l’économie marocaine, tout en soulignant le poids persistant des activités commerciales et immobilières dans l’écosystème entrepreneurial.
Du côté des entreprises individuelles, la géographie diffère sensiblement. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima se place en tête avec 21,1 % des immatriculations de personnes physiques. Casablanca-Settat suit avec 13,4 %, devant la région de l’Oriental qui enregistre 10,7 % des créations. Cette dynamique confirme le rôle croissant du nord du Royaume comme espace d’opportunités pour les entrepreneurs individuels, notamment grâce à son ouverture logistique et commerciale.
Les statistiques publiées par l’OMPIC montrent également un intérêt soutenu pour les projets entrepreneuriaux en phase préparatoire. Entre janvier et mai 2026, 56.618 certificats négatifs ont été délivrés, correspondant aux demandes de réservation de noms commerciaux. Cet indicateur constitue généralement un signal avancé de futures créations d’entreprises.
Dans un contexte marqué par les stratégies nationales de soutien à l’investissement, à l’entrepreneuriat et à la compétitivité, ces résultats confirment la vitalité du secteur privé marocain. Ils témoignent également de la confiance des porteurs de projets dans les perspectives économiques du Royaume, malgré un environnement international marqué par des incertitudes persistantes. La progression des créations d’entreprises constitue ainsi un indicateur clé de la transformation économique en cours et du renforcement du tissu productif national.
