Escapades d’automne : cinq étapes marocaines pour changer d’air le temps d’un week-end
Escapades d’automne au Maroc : Azemmour, Oualidia, Benslimane, Sidi Abed et Moulay Bousselham se découvrent en deux ou trois jours, loin de la foule.
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Les vacances d’octobre offrent l’occasion de quitter la ville sans traverser le pays. Quand la chaleur retombe et que les sites pris d’assaut l’été se vident, les escapades d’automne au Maroc se planifient sur deux ou trois jours, parfois sur un simple week-end.
Voici cinq étapes, souvent à quelques heures de route des grands centres urbains, choisies en dehors des circuits habituels : une médina à visiter à pied, une lagune en barque, une forêt ou un rivage tranquille.
Azemmour et ses fresques
Bien des voyageurs ne font que passer par cette petite ville voisine d’El Jadida, bâtie au bord de l’Oum Er-Rbia. Ses remparts protègent pourtant une médina calme, où des artistes ont couvert de peintures les murs des maisons anciennes et installé leurs ateliers.
Après les ruelles, le parcours mène à la kasbah, puis aux remparts qui surplombent le fleuve. L’ancien mellah rappelle quant à lui que plusieurs communautés ont partagé la cité. Comptez une journée sur place. Ceux qui veulent rester davantage peuvent gagner El Jadida, dont la cité portugaise, classée par l’UNESCO, abrite une citerne réputée.
Oualidia sans la foule
Passé l’été, la station change de rythme : la lumière s’adoucit, le sable se libère et la lagune vit au gré des marées. Le moment fort reste la balade en barque, à réserver auprès d’un professionnel du coin et à reporter si le temps se gâte.
Les gourmets visiteront les parcs ostréicoles, dont les huîtres ont fait le renom d’Oualidia. Le reste du temps se passe à marcher sur le sable ou à contempler l’Atlantique depuis les belvédères. Deux jours permettent d’en profiter sans se presser.
Benslimane, la nature en voisine
Pour les habitants de l’axe Casablanca-Rabat, Benslimane évite un long trajet. Ses bois et sa campagne se prêtent à la marche dès que les températures baissent, et les alentours de l’oued N’fifikh ouvrent d’autres pistes de promenade.
Une sortie vers le barrage Oued Mellah est envisageable, à condition de vérifier au préalable les accès autorisés et les conditions sur place. Une journée au vert suffit, ou une nuit dans un hébergement rural pour prolonger le calme.
Sidi Abed, le rivage des Doukkala
Peu de monuments ici : on vient pour l’air marin, les dunes et un littoral resté rural. En cette saison, la plage invite davantage à la marche qu’à la baignade, sans programme imposé, au fil des villages voisins.
Pour étoffer le voyage, l’étape se combine avec Azemmour, la cité portugaise d’El Jadida ou une halte à Sidi Bouzid. Deux jours suffisent alors pour associer patrimoine et océan.
Moulay Bousselham et Merja Zerga
Sur la côte atlantique, ce village est connu pour la lagune de Merja Zerga, zone humide parmi les plus précieuses du Royaume et halte importante pour les oiseaux migrateurs. L’automne est propice pour débuter en ornithologie, même si les espèces visibles changent avec la période et la nature.
Accompagné d’un guide local, on parcourt la lagune en barque en gardant ses distances avec les oiseaux. Le retour au village se prolonge par une flânerie sur le littoral, au milieu des bateaux de pêcheurs.




