Défi de la lecture arabe : l’Égyptienne Mayar Osman sacrée, le Maroc dans le top 6
L’Égyptienne Mayar Osman remporte la 10e édition du Défi de la lecture arabe à Dubaï. Le Maroc, avec 7 millions d’élèves inscrits, figure dans le top 6.

L’élève égyptienne Mayar Osman a décroché jeudi matin, à Dubaï, le titre de la dixième édition du Défi de la lecture arabe, organisé par la fondation Mohammed bin Rashid Al Maktoum Global Initiatives. La candidate représentant le Maroc s’est hissée parmi les six premiers finalistes.
La Palestinienne Ghazal Teem a pris la deuxième place, devant le Saoudien Rayan Al-Zakri, troisième. Le palmarès a été dévoilé en présence du gouverneur de Dubaï, vice-président des Émirats. La lauréate a été désignée par un vote direct du public présent dans la salle, qui s’est ajouté aux notes cumulées lors des étapes précédentes du jury.
Plus de sept millions d’élèves marocains
Au Maroc, plus de sept millions d’élèves issus de 17 000 établissements ont pris part à la compétition, encadrés par 23 420 superviseurs. Le titre national est revenu à Khadija Boumelik, tandis que Hamza Kamili s’est imposé dans la catégorie des élèves à besoins spécifiques.
Le lycée qualifiant Moulay Idriss a été désigné école d’excellence du Royaume. Ezzedine Al-Munsi a reçu, de son côté, le prix du meilleur superviseur.
À l’échelle de l’ensemble du concours, plus de quarante millions d’élèves issus de soixante pays se sont mesurés, représentant plus de 138 000 écoles encadrées par plus de 161 000 superviseurs.
Les autres catégories primées
Dans la catégorie des écoles d’excellence, où s’affrontaient des établissements d’Égypte, de Tunisie et du Koweït, l’école primaire Sidi Amer, en Tunisie, a reçu une enveloppe d’un million de dirhams émiratis. Chez les lecteurs à besoins spécifiques, c’est le Syrien Mahmoud Omran qui l’a emporté.
Réservé aux élèves lisant en arabe dans des pays non membres de la Ligue arabe, le prix des communautés est allé à Suhaib Majd, venu de Nouvelle-Zélande. Le Jordanien Fakhri Mahmoud Myas a décroché le titre de superviseur d’excellence, devant des finalistes du Koweït et de Bahreïn.
Lancée par Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, l’initiative ambitionne d’être « le plus grand concours et projet de lecture au monde ». Une étude menée avec l’UNESCO montre que le nombre moyen de livres lus chaque année par un participant est passé d’environ 8 avant le concours à plus de 40 depuis son lancement en 2015. La même étude relève une amélioration de 93 % des compétences en arabe, une lecture hebdomadaire régulière chez plus de 80 % des participants, et une hausse de 96 % de leur confiance en eux.





