Importation de bovins : le quota de 300 000 têtes exonérées est épuisé
Le ministère de l’Agriculture annonce l’épuisement du quota de 300 000 bovins importés sans droits de douane ni TVA en 2026, dont 90 % venus du Brésil.
Photo : Ministère
Le contingent de 300 000 bovins domestiques destinés à l’abattage, importés en 2026 sans droits de douane ni TVA, est désormais atteint. Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire l’a annoncé dans un communiqué, précisant que les importateurs et les professionnels ont été informés de la clôture du quota le 15 octobre.
La moyenne mensuelle des importations s’est établie à environ 24 000 têtes sur l’ensemble de l’opération. Les volumes ont toutefois varié selon les mois : plus de 44 000 têtes en juin et juillet, contre 17 000 en août et septembre.
Plus de 90 % des bêtes venues du Brésil
37 sociétés importatrices ont participé aux opérations à ce jour, selon le ministère. Le Brésil a fourni plus de 90 % des têtes importées, en raison d’une offre plus disponible que celle des pays européens.
Le département de l’Agriculture relève une hausse des demandes en octobre, à la suite de l’ouverture des importations depuis le Portugal, un marché qui présente l’avantage de la proximité.
Un dispositif sans autorisation préalable
Pour 2026, le gouvernement a suspendu la perception des droits de douane et de la TVA sur l’importation de 300 000 bovins domestiques jusqu’au 31 décembre 2026. La mesure repose sur le décret n° 2.25.720 du 29 août 2025 et sur l’article 2 de la Loi de finances n° 50.25.
L’opération, ouverte à tous les importateurs et professionnels par l’avis n° 218 du 2 février 2026 publié sur le portail électronique du ministère, n’était soumise à aucune autorisation préalable. Les demandes d’exonération étaient déposées via la plateforme PORTNET et traitées par ordre d’arrivée en moins de 24 heures, chaque exonération accordée restant valable un mois.
Le quota a été déclaré atteint lorsque le cumul des importations réalisées et des têtes couvertes par des exonérations encore valides, en cours d’importation, a atteint le plafond fixé. Les opérateurs en ont été avisés par l’avis n° 1484 du 15 octobre 2026.
Sécheresse et cheptel réduit
Le ministère attribue la hausse des prix des viandes rouges ces dernières années à la baisse du nombre de têtes prêtes pour l’abattage, conséquence des années de sécheresse, ainsi qu’à la rareté et au renchérissement des aliments pour bétail, locaux ou importés. Certains éleveurs ont été amenés à abattre une partie des femelles, réduisant l’offre actuelle.
Selon le communiqué, l’opération a permis d’approvisionner les marchés nationaux en viandes rouges, d’en garantir la disponibilité et de contribuer à la stabilité des prix à l’échelle nationale.




